
Cette année le monde musical fêtera les deux cents ans de la naissance de Frédéric Chopin. La "Folle Journée" de Nantes lui rendra un hommage appuyé dans quelques jours tout comme vient de le faire Télérama dans un magnifique Hors-Série...
L'enthousiasme et la reconnaissance sont donc au rendez-vous, y compris chez harmonia mundi avec des nouveautés annoncées pour le printemps et l'automne et deux rééditions qui viennent de paraître. Une anthologie de découverte ou d'initiation, "Frederic Chopin, The Essentials" qui, comme son nom l'indique se concentre sur l'essentiel : aussi abordable pour les oreilles que pour le porte-monnaie, on reviendra à ce viatique tout au long de l'année.
On attend avec impatience le concert d'Alain Planès le 8 février prochain au Théâtre des Bouffes-du-Nord avec le programme de son enregistrement récent "Chopin chez Pleyel" sur le même piano Pleyel de 1836 qu'il a choisi pour enregistrer. France-Musique rediffusera le concert sur les ondes pour ceux qui n'auront pas la chance d'être dans la salle. Un des concerts de l'année Chopin à ne pas manquer.
Le catalogue 2010 est distribué avec les Valses par Alexandre Tharaud. Une réédition à acquérir pour son interprétation et pour son tout petit prix.
Les enregistrements nouveaux ne manqueront pas non plus avec Olga Kern, le japonais Nobuyuki Tsuiji ou encore Cédric Tiberghien dont les Mazurkas paraîtront à l'automne prochain.
- Frederic Chopin, The Essentials
Morceaux choisis dans des interprétations de
Frederic Chiu, Brigitte Engerer, Olga Kern, Jon Nakamatsu, Alain Planès, Alexandre Tharaud, Cédric Tiberghien, Nobuyuki Tsuiji et l'Orchestre Philharmonique de Varsovie sous la direction d'Antoni Wit.
CD HMX2908375
- Frederic Chopin, Valses
Alexandre Tharaud, piano
CD catalogue 2010 HMX 2901927
En savoir plus

Ces deux quatuors avec piano ont les qualités emblématiques de la musique de Fauré. "La splendeur des idées musicales, le raffinement de la forme, la générosité constante de l'inspiration, la richesse d'une polyphonie merveilleusement fouillée..."caractérisent ces deux chefs-d'œuvre (Vladimir Jankélévitch) dans lesquels le Trio Wanderer et l'altiste Antoine Tamestit font des merveilles.
Gabriel Fauré, Quatuors avec piano n°1 & 2
Trio Wanderer
Antoine Tamestit, alto
CD HMC 902032
En savoir plus

"Commençons par rassurer les réfractaires aux pianos anciens : jamais nous n'avons entendu un Pleyel du milieu du siècle sonner avec cette chaleur, cette présence, cette justesse, ces graves si chantants et pleins, ces aigus si naturellement intégrés à un médium chaud et rond. Pas même dans la série en cours de l'Institut Chopin de Varsovie.
Venons-en au programme : Chopin répugnait à jouer en public, et quand il sacrifiait à l'exercice, acceptait les habitudes de son temps. Elles privilégiaient les soirées partagées par plusieurs artistes, duraient fort longtemps et ignoraient l'idée même de cycles complets, voire d'œuvres complètes. Mais comme Chopin avait une oreille et un goût qu'il serait comique de discuter, il savait agencer tonalités et climats en sorte que le programme donné chez Pleyel, en 1842, n'a rien de composite : nous sommes au contraire plongé dans le rêve chopinien de manière fascinante. Planès se glisse dans la musique avec une humilité qui n'abdique rien de sa personnalité. Le Chopin de ce debussyste accompli ne ressemble à aucun autre : certes le chant est omniprésent, mais la main gauche n'est pas absente. A la façon baroque, elle mesure le temps qui passe et fait rentrer la droite au bercail quand elle est près de s'égarer : les préludes, mazurkas et nocturnes avancent avec une liberté fondée sur la respiration. Les embellissements de l'Opus 9 n° sont intégrés dans le souffle, et la cadence finale du Prélude op.45, pour une fois, reste attachée à ce qui la précède. L'Etude op.25 n° 12 impressionne, tant le piano y devient une houle terrifiante. L'Impromptu op. 51 chante avec une lenteur que ne soutiendrait pas le son trop lourd de nos Steinway - sauf peut-être sous les doigts magiciens d'Horszowski et Novaes. Même la Grande Valseen la bémol prend une autre allure, une autre tournure, elle devient un poème en écho à l'énigmatique Andante spianato qu'il faut jouer sans rien faire d'autre qu'écouter : et Planès écoute la musique de Chopin qui le guide." Alain Lompech
Diapason d'or Arte
Chopin chez Pleyel
Alain Planès, piano Pleyel 1836
(coll. Anthony Sidey)
CD HMC 902052